Bien gérer son remboursement

Prêt étudiant : comprendre le coût d’un différé de remboursement

Différé partiel ou total : découvrez ce que vous pouvez avoir à payer pendant vos études, comment lire le TAEG et quels éléments comparer avant de signer un prêt étudiant.

Un étudiant examine un échéancier de prêt et note ses dépenses à un bureau.
Examiner les échéances aide à anticiper le budget après les études.

Le différé de remboursement permet de repousser tout ou partie des échéances d’un prêt étudiant pendant une période définie au contrat. Il peut être utile lorsque vos revenus sont faibles durant les études, mais il ne signifie pas que le crédit est sans coût jusqu’à la fin de votre formation. Selon la formule retenue, vous pouvez payer certains frais pendant cette période, ou voir les intérêts s’accumuler avant le début du remboursement du capital. Pour préserver votre budget étudiant, l’enjeu consiste à comparer le reste à vivre aujourd’hui avec le montant total que vous devrez rembourser ensuite.

Les banques proposent généralement un différé partiel ou un différé total, dont les modalités exactes varient d’un contrat à l’autre. Avec un différé partiel, vous remboursez habituellement les intérêts et, si elle est prévue, l’assurance emprunteur pendant vos études, tandis que le capital est remboursé plus tard. Avec un différé total, le paiement des échéances peut être repoussé, mais les intérêts continuent généralement à courir ; selon les conditions prévues, ils peuvent être ajoutés au capital restant dû. L’assurance peut aussi rester à payer pendant cette période : vérifiez donc son calendrier au lieu de supposer que toutes les sommes sont reportées.

Avant de choisir, demandez une simulation écrite qui distingue le capital emprunté, les intérêts, l’assurance et les frais de dossier. Regardez le taux annuel effectif global (TAEG), qui permet de prendre en compte le coût global du crédit selon les informations et frais intégrés à l’offre, ainsi que le montant total dû et les échéances prévues après le différé. Comparez aussi la durée du différé, la durée totale du prêt et la date de la première échéance de capital. Deux offres avec un montant emprunté identique peuvent donc aboutir à des calendriers et à des coûts différents.

Pour évaluer votre capacité de remboursement, ne vous fondez pas uniquement sur votre situation pendant les études. Estimez les dépenses qui continueront après votre diplôme — logement, transport, alimentation, assurances — et confrontez-les aux revenus que vous pouvez raisonnablement anticiper, sans compter sur un emploi futur non confirmé. Si vous disposez de revenus réguliers grâce à un job étudiant ou à une aide, demandez si un remboursement partiel du capital est possible pendant le différé et à quelles conditions. Vérifiez également les règles de remboursement anticipé, les éventuels frais associés et les conséquences d’une interruption ou d’un prolongement de vos études.

Un différé peut alléger les sorties d’argent pendant la formation, mais il reporte une partie de l’effort financier et peut accroître la somme à rembourser, notamment lorsque les intérêts s’accumulent. Avant de signer, demandez à l’établissement prêteur un échéancier complet pour chaque option et lisez les clauses qui précisent le traitement des intérêts, de l’assurance et des frais. Emprunter uniquement le montant nécessaire limite aussi le poids des échéances à venir. Le bon choix dépend ainsi de votre budget actuel, de votre marge financière après les études et des conditions précises inscrites dans l’offre.